L’ozone médicale

L’OZONE MEDICALE

L’ozone médicale ou ozonothérapie ou cure d’ozone consiste à utiliser de l’ozone en concentration très faible dans le but de soigner différentes affections et symptômes.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le débat fait encore rage entre tenant de l’orthodoxie médicale et adeptes de l’ozone. Même si l’ozone a dû mal à s’imposer auprès des grandes agences gouvernementales que sont la FDA ou l’EMEA, l’approche thérapeutique par ce type de traitement connaît un vrai regain d’intérêt depuis le début du XXIe siècle.

Ses origines :

Historiquement, la découverte de l’ozone remonte au milieu du XIXème siècle. Elle sera vraiment pratiquée à la fin de celui ci.

Tout commence en 1783 lorsqu’un médecin, naturaliste et physicien néerlandais, VAN-MARUM observe un changement de propriété de l’oxygène sous l’action d’une étincelle électrique mais c’est au chimiste bâlois Christian Friedrich SCHONBEIN, en 1840, que sera attribuée la découverte de l’ozone.

Par la suite, Mariniak et Delarive démontrent qu’il s’agit d’une forme allotropique de l’oxygène. Mulliken et Dewar déterminent eux, l’architecture moléculaire.

A partir de 1856, l’ozone est utilisé pour décontaminer les salles d’opération et sa première application médicale eut lieu en 1870, lorsque le Dr C. Lender s’en sert pour purifier du sang dans des tubes à essai.

Lors de la Première Guerre Mondiale, les soldats allemands furent soignés à l’aide d’ozone pour des gangrènes, des blessures infectées, des fistules ou encore des dommages liés au gaz moutarde.

En 1929, le livre  » Ozone and Its Therapeutic Action », publié aux États-Unis par 44 auteurs, répertorie 114 maladies, explique et indique comment les soigner à l’aide de l’ozone.

Actuellement, l’efficacité de l’ozonothérapie est reconnue dans 18 pays dont la France.

NB : Lorsque l’ozone est utilisé dans des conditions spécifiques, respectueux des protocoles, il conduit à des résultats thérapeutiques similaires dans le monde entier. La cause des échecs et des effets secondaires est souvent à rechercher lors d’une utilisation inappropriée soit des méthodes soit des dosages et c’est souvent la cause des controverses.

C’est la raison pour laquelle les sociétés médicales de traitement à l’ozone ont mis au point des protocoles de traitement fondés sur des normes et des directives révisées et publiées en fonction des nouvelles découvertes issues de la recherche et de la pratique (Beck, Wasser, Viebahn 1998, Boch, Viebahn 2009, Viebahn, Fahmy, León 2012). Ces protocoles sont utilisés pour normaliser les applications, les indications, les concentrations, les dosages et les fréquences de traitement en fonction des mécanismes d’action.

Le premier grand principe reste celui de l’hormesis. En effet, de faibles concentrations (ou doses) montrent une efficacité élevée. Celle ci diminue avec l’augmentation de la concentration, pour passer finalement à un effet plutôt discutable ou toxique (voir aussi Paracelsus, XVIe siècle). : « Dose facit venenum »).

Des concentrations de 10 à 40 µg d’ozone/ml de mélange ozone-oxygène sont physiologiquement efficaces et recommandées pour les concentrations d’usage systémique.

Avec une plage de concentration élevée comprise entre 60 et 100 µg/ml, l’effet antibiotique de l’ozone trouve de nombreuses applications dans le traitement des plaies infectées, du diabète, de l’ulcère de décubitus, des brûlures, mais uniquement pour une utilisation topique.

Le second grand principe est que l’ozone est utilisé en complément d’un traitement de base correspondant. Par exemple :

  • le diabète, le diabète de type 2,
  • les maladies inflammatoires chroniques (maladies vasculaires inflammatoires telles qu’angiopathies diabétiques, hépatite chronique, maladies intestinales chroniques) font partie des indications classiques du concept d’ozone à faible dose.

Pourquoi ?

Parce que le stress oxydatif chronique (des valeurs de malondialdéhyde (MDA) pathologiquement élevées, du peroxyde d’hydrogène H 2 O 2 -, des valeurs d’hydroperoxydes totaux (TH), etc.), la carence en antioxydants (par exemple, superoxyde dismutase, catalase CAT …) sont communs à ces maladies.

L’ozone à faible dose, en tant que substance hormonale, régulera et interfèrera avec la maladie.

Les différents champs d’application  en médecine sont :

  • Maladies vasculaires, artériosclérose
  • Troubles circulatoires veineux
  • Diabète et ses complications
  • Inflammations, infections
  • Maladie de Raynaud, coronaria sclerosis
  • Troubles dermatologiques : eczéma, acné, psoriasis
  • Maladies rhumatismales, goutte
  • Troubles hépatiques (dus aux hépatites, intoxications médicamenteuses)
  • Cancers, en tant que thérapie adjuvante

Merci aux Drs Aurelien Timon, Joffrey Duran et  Hélène Goemaere pour leurs sujets de thèse sur la question et la société allemande Dr J Hansler Gmbh pour la richesse de son contenu et de son expertise.

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